Publié le 06/07/2015

Des Bains de mer de La Tremblade

Des Bains de mer de La Tremblade Docteur Brochard, André-Théodore J.-B. Baillière et fils (Paris) 1862

Dans la deuxième moitié du XIXème siècle les parisiens découvrent les plages de l’atlantique. La généralisation des transports par voie ferrée permet aux bourgeois et à la classe moyenne d’envisager des séjours ailleurs qu’en Normandie et dans le Nord de la France.

Visitant les côtes de Charente-inférieure (le nom Charente-Maritime n’apparaitra qu’en 1941), le bon docteur Brochard est littéralement subjugué : « À ma grande surprise, je trouvai là une plage magnifique, un climat exceptionnel » (p. V),

Il compare les plages de France sans prendre de gants (Royan : « ses bains qui se trouvent à l'embouchure de la Gironde et non sur l'Océan contiennent autant d'eau douce que d'eau salée. Le port dans lequel on se baigne offre d'ailleurs un inconvénient immense : il reçoit les égouts de la ville ») p.16. La Rochelle : « sa plage vaseuse et remplie de galets n'a rien d'agréable pour les pieds des baigneurs […] cette plage artificielle, ces espèces de piscines construites à grands frais, entourées de cordes qu'il ne faut pas franchir, ne peuvent offrir aucun agrément, aucune sécurité aux personnes qui ne savent pas nager ».) p.17. Ostende : « Je voyais des femmes et des enfants en grand nombre parmi les baigneurs, sortir de l'eau, pâles, frissonnants, et se hâter de regagner leurs cabanes » p.15.

Pour le docteur Brochard, la plage, le sable, l’océan sont avant tout scrutés sur le plan médical par un spécialiste : « Les bains de mer constituent un agent thérapeutique beaucoup trop énergique pour qu'on laisse le malade seul libre d'en régler l'emploi. » (p. 10)

Il détaille, en s’appuyant sur des études de confrères, la manière de prendre les bains de mer car « Les malades auxquels on prescrit les bains de mer se trouvent quelquefois fort embarrassés, lorsqu'ils arrivent sur le bord de l'Océan. La plupart voient la mer pour la première fois, ne sont nullement familiarisés avec les usages de la côte et ignorent même les précautions qu'il faut y observer dans l'intérêt de leur santé. » (p. 33)

Avec ce texte vivifiant et agréable à lire nous découvrons aussi des conseils forts utiles : de la « manière d’entrer dans l’eau » jusqu’au réjouissance offertes aux stations balnéaires : promenades, bals, casinos…

Conclusion : « Les bains de mer sont des bains froids, mais des bains froids d'eau salée ; c'est à cette double qualité qu'ils doivent leurs propriétés curatives ».

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