La France contre les robots Georges Bernanos

éd. Le Castor astral 2015

L’essai

Un demi-siècle après sa parution, ce pamphlet reste d’une incroyable actualité. Cette apologie de la Liberté est un défi jeté aux idolâtries du profit et de la force. Georges Bernanos, dans une violente critique de la société industrielle, s’adresse à la «France Immortelle» face à la «France périssable», celle des combinaisons politiques et des partis. L’auteur y estime que le progrès technique forcené limite la liberté humaine.


La chronique de Philippe

Texte dénonciateur du machinisme, certes, mais aussi du totalitarisme et des "imbéciles" dont «l'Etat qui allait faire sa propre Révolution à leurs dépens, aux dépens de ce qui leur restait de liberté. Ils le savaient bien, ils souhaitaient en finir le plus tôt possible avec leur conscience, ils souhaitaient, au fond d'eux-mêmes, que l'Etat les débarrassât de ce reste de liberté. »
Ou cette phrase « L'égalité prolétarise les peuples, les peuples deviennent des masses, et les masses se donneront toujours des tyrans, car le tyran est précisément l'expression de la masse, sa sublimation. » Wilhelm Reich avait écrit en 1933 que les masses avaient toujours désiré le fascisme. Bernanos l'avait-il lu ?

L’auteur

Georges Bernanos est un écrivain français, né en 1888 à Paris et mort en 1948 à Neuilly-sur-Seine à l'âge de 60 ans.

Georges Bernanos passe sa jeunesse en Artois et cette région du Nord constituera le décor de la plupart de ses romans. Il participe à la Première Guerre mondiale et est plusieurs fois blessé, puis il mène une vie matérielle difficile et instable en s'essayant à la littérature. Il obtient le succès avec ses romans Sous le soleil de Satan en 1926 et Journal d'un curé de campagne en 1936.

Dans ses œuvres, Georges Bernanos explore le combat spirituel du Bien et du Mal, en particulier à travers le personnage du prêtre catholique tendu vers le salut de l'âme de ses paroissiens perdus comme Mouchette.