Publié le 16/04/2019

Le Lieutenant de Gibraltar

Pierre Frondaie

Le Lieutenant de Gibraltar est un roman d’espionnage mêlant intrigues, aventures et sentiments... Un cocktail à déguster confortablement, le temps d’un ouiquènde...

Pierre Frondaie, nom de plume de Albert René Fraudet (1884 – 1948) entre dans le domaine public. Il est principalement connu pour son « best seller » L’homme à l’Hispano : le livre sera traduit en une quinzaine de langue et adapté deux fois au cinéma (Julien Duvivier en 1926 et Jean Epstein en 1933.)

Poète, romancier, dramaturge, son talent d’écrivain sont largement reconnus par un large public et ses contemporains à tel point qu’Hollywood et Broadway produisent plusieurs films et spectacles tirés de ses œuvres (L’Eau du Nil en 1928 réalisé par Marcel Vandal, Le Voleur de femmes, par Abel Gance en 1938, ...).

Quelques années après sa mort Bernard Borderie réalise Les loups chassent la nuit (avec Carla Del Poggio, Jean-Pierre Aumont, Fernand Ledoux et pour l’anecdote : Louis de Funès jouant un barman servant un Porto).

Ce film est tiré de Le lieutenant de Gibraltar, un roman d’espionnage et d’amour. Entre intrigues internationales et eau de rose. Sauf que... tout n’est pas aussi limpide dans ce monde de brutes. Cela donne un peu de sel à ce qui semblait débuter comme une historiette. Les manipulations entre espions anglais, les pressions psychologiques et l’instrumentalisation de l’héroïne sont au rendez-vous. Un roman bien ficelé avec quand même quelques piques bien senties sur l’honneur britannique, le machisme d’avant-guerre et le sacrifice au grand cœur.

L’inspiration, Frondaie la trouve dans sa vie : « La vie privée de Pierre Frondaie pourrait être celle d'un personnage de ses romans ou de ses pièces, reflets de sa propre existence flamboyante. Il voyage beaucoup, réside entre Paris et Arcachon, fréquente assidûment la Côte basque et évolue au sein du beau monde et de la communauté artistique des Années folles. Il est un des princes du glamour français de son temps. Il se marie quatre fois à des femmes indépendantes, hors du commun pour leur époque,... » (Laure Bjawi-Levine, Postface à L'Homme à L'Hispano, Éditions le Festin (2011), Bordeaux.)

En 1948 il est terrassé par une crise cardiaque ; il a 64 ans. Sa veuve, l’actrice Maria Favella, léguera ses archives à la Ville d'Arcachon, « qu'il affectionnait particulièrement et où il écrivit L'Homme à l'Hispano et d'autres succès. » (Laure Bjawi-Levine, op. cit.)

Nom des établissements de la région qui possèdent un exemplaire empruntable :

Bibliothèque de Bordeaux Mériadeck