les Jumelles de la métairie Lucienne Boulesteix

éditions Lucien Souny 2015

Le roman

Pierre et Marie travaillent sans relâche sur leur métairie pour nourrir leurs nombreux enfants. Malgré la dureté du labeur, ils vivent un amour paisible et serein. Les jumelles, Mariette et Anna, font leur bonheur et leur fierté. Tandis que la première, plus robuste, soumise et réservée, se voit chargée de s’occuper des animaux et de l’étable, la seconde, qui explose de gaîté et de pétulance, est envoyée à l’école.


La chronique d'Edith

Plus qu'un roman, Lucienne nous livre le documentaire de sa vie, de la vie des paysans après la première guerre de 14-18. Cette vie est rude, sans confort, sans repos, faites du dur labeur de la terre et remplie de nombreux enfants à nourrir, de linge à laver... Mais aussi une vie d'amour partagé entre ses parents et leurs 8 enfants, entre sa mère Mariette et sa soeur jumelle Anna ; sa moitié ! Et une vie de dévouement aux siens mais aussi à tous ceux qui viennent voir Mariette qui connaît par coeur toutes les plantes mais aussi tous les saints de toutes les fontaines et leurs vertus et dont elle fait profiter tous ceux qui en ont besoin. Une vie matérielle pauvre mais une vie qui déborde d'amour. Lucienne utilise des mots simples mais justes, des répétitions mais qui ne sont que le vrai cours de cette vie où les saisons se succèdent inlassablement. Une écriture sans fioritures, sans raccourcis ni rebondissements, juste la vie comme elle l'a vécue.

L’auteur

Née au sein d’une famille de métayers de huit enfants, Lucienne Boulesteix est restée très attachée à ses racines terriennes. Elle a publié de nombreux romans retraçant avec justesse la richesse de nos campagnes et sa vie paysanne. Elle entend ainsi partager son amour de la terre et de la nature. Aujourd’hui, isolée du moderne de ce monde, elle écrit toujours dans le petit paradis qu’elle s’est créée à la campagne. Ses romans ont conquis et ému un large public. L’auteur puise ses histoires dans les cahiers qu’elle a écrits en cachette, car, à l’époque, une paysanne devait se consacrer à ses tâches journalières, et l’écriture n’en faisait pas partie !